Le général de Villiers sera reçu le 21 juillet par Emmanuel Macron

Le général de Villiers et Emmanuel Macron vendredi 14 juillet

Difficile de ne pas y lire une attaque à peine voilée contre le président, après une semaine de tensions entre les deux hommes. Selon Les Échos, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers aurait menacé de démissionner, lors d'une séance de la commission de Défense de l'Assemblée nationale, mercredi, devant une cinquantaine de députés.

Le défilé du 14 Juillet passé, le chef de l'Etat s'est justifié dans un entretien au "Journal du dimanche ", en réitérant toute sa confiance au général de Villiers, soixante et un ans, dont il vient de prolonger le mandat d'un an. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi [.] Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l'obéissance active, là où l'adhésion l'emporte sur la contrainte. Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics, G. Darmanin, cherche à parvenir à une économie générale de 4,5 milliards d'euros et demande un effort de 850M€ à la Défense. "Une chose est sûre: même avec ce gel de 850 millions d'euros, le budget de l'armée sera au même niveau que ce qui était prévu dans la loi de finances initiale qui a été votée".

Relations internationales et budget de la Défense. Dans une allocution très ferme donnée devant les militaires, le président recadre les protestataires: "Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique, insiste le chef de l'Etat". A vendredi donc pour savoir si la reconduction d'une année du général de Villiers à son poste n'aura duré que 20 jours. Une prise de position qui lui a valu un recadrage de la part d'Emmanuel Macron: " Je suis votre chef ", a rappelé le président de la République aux armées. Emmanuel Macron, qui "aime le sens de la réserve", n'admets pas qu'il soit bafoué "quand il s'agit des armées ". Mais "je comprends le raisonnement du chef d'Etat-major qui est un excellent officier général, un excellent chef d'Etat-major, apprécié des armées et qui travaille en toute confiance avec le chef de l'Etat et le ministre", a-t-il ajouté.

" Ce grand écart n'est pas tenable", affirme-t-il en rappelant que des opérations sont déjà " différées, voire annulées, faute de moyens disponibles ".

Concernant la promesse de passer à 2% du PIB pour le budget de l'armée en 2025, "ce sera bien entendu difficile à tenir: nous avons 30 000 soldats qui défendent notre patrie sur notre sol ou à l'extérieur de nos frontières, ils ont besoin de matériel, de reconnaissance, du matériel le plus moderne et qui leur assure le plus de sécurité".

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